Comment savoir si mon enfant a besoin d’un accompagnement ?

En tant que parents, il nous arrive d’être confrontés à des situations très complexes.

Comment savoir à quel moment nous devons demander de l’aide ?

Être parent, quelle aventure !!!   

Être parent n’est pas vraiment de tout repos. Lorsque l’on s’imagine cela, on espère une belle complicité, des moments de partage, des fous rires et des câlins tout doux. Heureusement, ces moments privilégiés existent, mais ils sont loin d’être la règle. Toutes ces petites touches de bonheur ont un prix à payer ; et ce prix est parfois fort élevé.

Je me souviens de ce moment intense où l’on a déposé mon premier enfant sur ma poitrine, j’en ai encore les larmes aux yeux, en écrivant ces quelques mots. Cet instant est très rapide, mais d’une profondeur sans égale : il est rempli d’amour inconditionnel, de joie, de bonheur et aussi, d’un énorme sens des responsabilités ; ce petit bout va dépendre uniquement de nous pendant de nombreuses années. Nous serons responsables de son bien-être, de son éducation, mais aussi, en partie, de l’adulte qu’il va devenir.

Ce sentiment nous est bien utile : il nous permet de dépasser nos limites. Toutefois, dans certains cas, il nous limite.

Responsable, mais pas coupable !

Le bonheur et l’avenir de votre enfant vous préoccupent, et c’est tout à fait normal ! Cependant, cette préoccupation ne doit, en aucun cas, détériorer le lien affectif entre votre enfant et vous. Peu importe l’âge, peu importe la raison.

Selon cette étude de l’Insee : « … depuis quarante ans, la situation relative des peu ou pas diplômés s’est presque continuellement dégradée sur le marché du travail. » (Le non‑emploi des peu ou pas diplômés en France et en Europe : un effet classement du diplôme, www.insee.fr)

Votre inquiétude est donc tout à fait légitime, elle peut malheureusement se traduire par des disputes et des cris au moment des devoirs.

La souffrance est le signal d’alarme.

Si vous en souffrez, ou si vous avez l’impression que votre enfant souffre, alors il est temps de se poser la question. Nous sommes d’accord : cet indice est subjectif. Comment savoir si notre inquiétude est fondée, si notre stress est justifié, comment faire confiance à ces indices ? Malheureusement (ou fort heureusement) vous êtes la seule personne pour décider. Cependant, si cette souffrance s’amplifie, se répète, ou dure dans le temps, alors ne vous posez plus de questions.

Laissez-vous un mal de dents vous gâcher la vie pendant plusieurs semaines ? Allez-vous aux urgences après une chute ? Allez-vous chez votre médecin avec votre enfant lorsque celui-ci est malade ? Prendre soin de la douleur psychique est essentiel, au même titre que la douleur physique.

Dans les deux cas, lorsque le pansement et le paracétamol n’ont plus d’effet, il reste une seule solution : faites-vous aider.

Demandez de l’aide

 Ce conseil parait simple, mais il ne l’est pas pour tout le monde. Alors, mettons tout de suite les choses au clair :

  • Vous n’êtes pas un mauvais parent !
  • Ce n’est pas un échec.
  • Vous n’êtes ni un psy, ni un prof, ni un professionnel de l’enfance !

Vous êtes… un parent, qui fait de son mieux et qui fait preuve d’amour et de bienveillance pour ne pas laisser son enfant souffrir.

Une preuve d’intelligence.

Reconnaître lorsque vous avez besoin d’aide est, à mon avis, la plus grande preuve de votre intelligence. Selon le dictionnaire (Robert illustré2021), l’intelligence est «  la faculté de connaître, de comprendre et de s’adapter ».

Connaître :

Vous connaissez votre enfant, ses limites, ses compétences, ainsi que les vôtres. Vous connaissez également vos emplois du temps respectifs, vos envies, vos besoins également.

Ne vous transformez pas en encyclopédie du développement de l’enfant, laissez cela au professionnel ! (Sauf si vous le souhaitez bien entendu !)

Comprendre :

Vous comprenez (ou pas) l’attitude de votre enfant. Vous arrivez à vous rendre compte de l’enjeu de la situation et des répercussions que cela pourrait avoir. Vous pouvez aussi comprendre que vous ne pouvez pas tout régler. Ce n’est pas en votre pouvoir.

S’adapter :

Vous adaptez votre emploi du temps pour aider votre enfant ; vous révisez les matières qu’il apprend, vous vous intéressez à ses activités, mais aussi, vous pouvez passer la main lorsque vous vous rendez compte que vous n’avez plus assez de ressources pour prendre en charge les difficultés que rencontre votre enfant.

Oui, demander de l’aide lorsque vous ou votre enfant souffrez est une preuve intangible de votre intelligence !

Dans le cadre de la scolarité :

         Lorsque nos enfants deviennent des adolescents, avec tout son lot de remise en question lors de cette période, il arrive de perdre ce contact privilégié et de ne pas voir si votre progéniture souffre. Pensez à garder le contact avec les autres acteurs de son éducation : école, activités extrascolaires, etc.

Pensez-vous que votre enfant a besoin d’être accompagné ?

Vous êtes convaincu, vous ne pouvez pas tout gérer et vous voulez demander de l’aide !

Quel est le problème ?

  • Arrivez-vous encore à communiquer ?
  • Votre enfant présente-t-il des signes de détresse ? D’addiction ? De dépression ?
  • Rencontre-t-il des difficultés scolaires ?
  • Peut-être, est-il stressé pour ses examens ou son avenir ?
  • Connaît-il son orientation ? Manifeste-t-il encore de l’enthousiasme pour des activités ?
  • Etc.

Où trouver de l’aide ?

À peine cette sage décision prise, vous voilà exposé au plus grand problème rencontré ; à qui s’adresser ?

L’établissement scolaire :

         Professeur principal (titulaire), éducateur, direction : ce sont les premières personnes à interpeler. Parfois, ce n’est pas suffisant.

Les centres CMPP ou PMS,

         Ces structures ont souvent une antenne dans les écoles et peuvent vous orienter dans le choix d’un accompagnement.

Un centre paramédical pluridisciplinaire :

         Je travaille dans un centre pluridisciplinaire (www.laoetcompagnies.com) ; ce genre de centre a le gros avantage de regrouper les thérapeutes et il est aussi équipé d’un secrétariat. Lorsque vous téléphonez pour prendre un rendez-vous, vous expliquez en quelques mots la situation et l’on vous aiguille vers la profession la mieux adaptée à votre situation.

         Si la problématique demande le suivi de plusieurs spécialistes, la communication sera meilleure entre collègues d’un même centre.

         Mes collègues ont accueilli avec enthousiasme une demande d’interview que je leur ai adressée. Je vais donc, dans les quatre prochaines semaines vous détailler les différentes approches de l’aide à l’enfant.

  1. L’approche psychologique.
  2. L’orthophonie (la logopédie) et l’ergothérapie.
  3. L’approche corporelle (sophrologie, psychomotricité, etc.)
  4. L’approche du coaching scolaire (en orientation, et bien évidemment, mon approche PNL)
Vous êtes libres de partager :)

6 commentaires sur “Comment savoir si mon enfant a besoin d’un accompagnement ?”

  1. Merci pour cet article très aidant et motivant pour déculpabiliser en tant que parent et chercher de l’aide extérieure.

  2. Je confirme, être parent (ou beau-parent comme c’est mon cas), ce n’est pas toujours facile ! On se pose 1000 et 1 questions, en permanence, avec ce besoin de toujours faire bien, mais comment ?. Merci pour cet article rassurant en tout cas 🙂

  3. Je trouve que c’est le meilleur conseil à donner, de demander de l’aide. L’orgueil fait parfois mal les choses. Merci pour cet article qui aidera des parents à ce déculpabiliser et passer à l’étape de demander de l’aide 🙂

  4. Parfois en plus, il ne faut qu’un petit coup de pouce d’un professionnel pour remettre l’enfant sur les rails. J’ai vu cela avec mes neveux de 7 et 9 ans qui ont fait de la logopédie. Cela les a bien aidés ! Surtout, le petit de 7 ans, il a eu dur pendant et ” à cause ” du confinement… mais maintenant, il a rattrapé son retard grâce aux séances de logopédie, en très peu de temps ! Il est super fier de lui 🙂

  5. Je suis papa de 2 adolescents, et il est vrai que ma femme et moi avions eu besoin d’aide à un moment donné, mais nous n’en avions pas eu conscience. Aujourd’hui mes 2 enfants se portent bien, même si l’adolescence est une transition parfois difficile vers l’âge adulte. Nous sommes très à l’écoute de leurs besoins, en gardant le contact en permanence et communiquant beaucoup, sans tabous. Mais je sais que si nous en avions encore besoin, nous ferions appel à l’aide si nécessaire. Merci pour cet article qui nous décomplexe dans notre métier de parents.

  6. Merci à tous pour vos commentaires 🙂

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