Découvrez les 10 astuces pour aider votre ado à augmenter sa confiance en soi!

« Oh, je suis trop nul, je n’arrive pas à faire mes exercices de maths » la première fois que mon fils a prononcé cette phrase, mon cœur de maman a saigné. Comment un être si jeune a-t-il déjà froissé sa confiance en lui malgré tout l’amour et toute l’attention bienveillante qui l’entouraient.

La confiance en soi se construit petit à petit

                En tant que parents, nous rêvons d’une baguette magique qui effacerait tous les bobos de nos enfants. Malheureusement, tout n’est pas sous notre contrôle. Cependant, nous pouvons activer quelques leviers pour les rendre indépendants sur le long chemin de la confiance en soi. Dans cet article, je souhaiterais vous guider sur :

  1. la différence entre l’estime de soi et la confiance en soi.
  2. Quels sont les signes d’un manque de confiance en soi.
  3. Les astuces que, nous, parents pouvons mettre en place pour nourrir cette confiance.

La confiance en soi :

« avoir confiance (en vous), c’est vous penser capable de faire ou d’apprendre à faire ce que vous désirez et/ou ce que l’on vous demande»

Sylvie Grivel .

                La confiance parle donc d’actions, de décisions, de faire et d’oser faire. Chaque individu fait une évaluation implicite sur ses propres capacités. Elle se base sur son vécu : ses échecs et ses réussites, mais aussi sur le regard de son entourage sur ses expériences. La manière de s’autoévaluer nait en général dans l’enfance avec la manière dont les parents ont évalué nos actes.

                Pour reprendre le classement des niveaux logiques de Robert Dilts, nous nous situons ici sur le niveau des comportements et des capacités :

  • COMPORTEMENTS : ce que nous sommes en train de faire
  • CAPACITÉS : quelles stratégies utilisons-nous pour faire, pour rendre nos comportements plus ou moins efficaces ou gratifiants ?
Comprendre la différence entre confiance en soi et estime de soi

                Si vous observez bien ce schéma, vous pouvez constater que les niveaux : croyances et identité sont classées au-dessus des capacités et des comportements. Lorsque nous sommes sur ces niveaux, nous parlons d’estime de soi.

L’estime de soi :

                « La confiance en soi est un baromètre qui mesure notre niveau de capacités et d’aptitudes. L’estime de soi est le baromètre qui mesure nos valeurs ”  Nathalie Merighi

                L’estime de soi parle de la valeur que nous accordons à nous-mêmes et des croyances soutenantes qui nous permettent d’avancer. 

La construction d’une bonne estime de soi permet de garder en son for intérieur une zone de sécurité. Sur cette base, nous pourrons construire notre histoire remplie d’échecs et de réussites. Peu importe, puisque, quelque part nous connaissons notre valeur.

                Lorsque votre enfant affirme: ‘je suis nul ‘, il parle de son estime, de la valeur qu’il s’accorde (ici proche de zéro) lorsqu’il s’agit de ‘faire des exercices de maths’ donc d’actes et de capacités. Dans notre jargon PNL, nous parlons de confusion de niveaux logiques. En d’autres mots, il construit sa valeur sur ses actes. Bonne nouvelle : en tant que parents, nous pouvons l’aider à faire la différence !

Repérer les signes du manque de confiance de soi et d’estime de soi :

Se poser les bonnes questions pour aider nos ados à avoir confiance en eux

                Dans cet article, j’ai expliqué quand et comment repérer si votre enfant a besoin d’aide. Pour résumer, la souffrance est le signal d’alarme. L’intensité ou la durée va vous renseigner sur l’urgence de consulter. Mais avant cela, voyons les petites choses à repérer. Dans la dernière partie, nous verrons ce que, vous parents, pouvez faire pour les soutenir.

Le discours de l’enfant ou de l’adolescent :

Leurs paroles reflètent leurs pensées. Lorsqu’ils les verbalisent, elles ont déjà tourné quelquefois (énormément) dans leur tête.

Apprenez à repérer les petites phrases, qui nous semblent anodines, mais qui ont, parfois, de graves conséquences :

  • Je suis nul
  • Je n’y arriverai jamais
  • C’est beaucoup trop dur pour moi
  • J’en ai vraiment marre
  • Ça ne marchera jamais
  • Mon prof ne m’aime pas, quoi que je fasse, je n’aurai pas de bonnes notes
  • Etc.

Soyez vigilant aussi à toutes tournures de phrases qui intègrent les mots ‘toujours’ ou ‘jamais’.’Il faut «  ou ‘je dois’ sont aussi des tournures à impact négatif.

Évidemment, toute personne peut passer par un moment de découragement, si ce genre de discours devient régulier, il est peut-être temps de tirer la sonnette d’alarme.

Les émotions excessives :

                Non, vos enfants ne sont pas capricieux ou émotifs sans raison. S’ils rentrent le soir de l’école énervés, découragés, ou encore dégoutés et que cela se répète souvent, alors il est temps de réagir.

                Les émotions sont des messagers. (Si cette notion vous intéresse, dites-le-moi dans les commentaires, je vous écrirais un article). La grosse colère pour une petite remarque ou l’ado qui fond en larme à la moindre contrariété sont des signes : quelque chose se joue et nous pouvons intervenir pour éviter l’effet boule de neige.

‘Je m’en fous’ :

                Et oui ! Nous avons tendance à condamner la paresse, cependant le mode passif de votre adolescent est peut-être son mode de protection. Pour éviter de ruminer ses pensées parasites ou de subir ses émotions excessives, il a choisi de ‘couper’ lui-même ce processus et de se détacher de cette réalité qui le fait souffrir.

                Dorénavant, vous savez comment être vigilants. Voyons ensemble quelles petites astuces vous pouvez mettre en place pour les aider.

Les 10 astuces pour redonner confiance à vos ados :

La progrès demande de la persévérance

                Voici quelques pistes pour vous mettre vos ados sur le bon chemin.    

1- Montre l’exemple :

                On a tendance à l’oublier un peu, mais les comportements et les attitudes de notre progéniture se modélisent sur les nôtres. C’est en imitant que les enfants apprennent à marcher, à parler, mais aussi à gérer les émotions et à s’autoévaluer. Soigner votre propre estime ou votre confiance en soi donne un signe fort à votre ado.On a le droit de ne pas être bien, et l’on a le droit de dépasser cela, y compris en demandant du soutien si besoin.

2- Punir, mais pas que…

                C’est en partie notre rôle de parent : poser un cadre et le faire respecter. Ce cadre définit les limites à ne pas dépasser pour  maintenir l’équilibre entre la sécurité et le bien-être de votre ado, les libertés accordées, les valeurs que vous voulez transmettre. Évidemment, votre ado va tester ses limites et, lorsqu’il les dépasse, vous lui faites comprendre en le punissant.

                Au risque d’en choquer quelques-uns, je pense que c’est une bonne chose. Cependant, la punition doit être orientée vers la réparation.

Par exemple, si votre ado vous emprunte des outils, mais ne les remet pas à sa place, faites-lui ranger votre garage.  

Il ne descend pas à l’heure pour le diner, parce qu’il joue ou parle en ligne avec les copains ; OK, mais il a la mission de ranger, nettoyer la table et la vaisselle.

3- L’erreur permet de rebondir et de s’améliorer :

                C’est l’une des bases de notre approche PNL : ‘il n’y a pas d’erreur, juste du feedback.’

Il vous a ramené une note toute pourrie en anglais et il argumente : ‘Ce n’est pas de ma faute, j’ai oublié de noter le contrôle’ ou ‘j’avais perdu ma liste de vocabulaire’ ou encore «  je n’ai pas étudié’. Prenez 3 grandes inspirations (histoire de ne pas lui coller une tarte ; souvenez-vous : ils nous imitent !) et dites-lui ‘OK, ça peut arriver, ça passe POUR CETTE FOIS. Que comptes-tu faire pour que ça n’arrive plus ?’ et construisez avec lui des stratégies pour améliorer ces comportements (ou demander de l’aide, si ça devient compliquer pour vous)

4 – Stop à la confusion entre identité et comportement :

                Portez un regard critique sur ses actions, ses attitudes ; oubliez le verbe ÊTRE lorsque vous vous adressez à lui :

  • Tu es bête ou quoi ! Ce que tu viens de faire est stupide.
  • Mais que tu es paresseux ! Il est temps de te mettre à travailler, de quoi as-tu besoin pour t’y mettre ?
  • Quel maladroit, tu as encore cassé un verre ! Il y a des moments où tu peux prêter un peu plus d’attention aux objets qui t’entourent.

5- Pas d’étiquette ni de prédiction :

                Dans la même logique que le point précédent, l’ado se forge sa propre opinion sur les croyances de ses parents :

  • On n’a jamais été très bon dans la famille en anglais
  • Tu es comme ta mère, tu n’as pas la logique mathématique
  • Si tu continues comme ça, tu finiras chômeur.
  • Etc.

Évitons les prophéties.

(Les exemples donnés ici sont tirés de ma propre expérience ou de celle de mes collègues)

évitons les étiquettes pour augmenter leur confiance

6- Adapter les demandes :

                Selon la dynamique motivationnelle de Viau, l’ado a besoin de trois éléments pour s’engager dans une activité :

  • De l’intérêt pour l’activité proposée
  • Le sentiment d’être compétent
  • Et le sentiment de contrôler le déroulement de l’activité.

En d’autres termes, aider vos ados à transformer leur objectif en sous-objectifs pour instaurer une progression dans la difficulté.

7- Accueillir les émotions :

                Lorsque j’entends cette phrase : ‘oh! je suis trop nul, je n’y arriverai jamais !’, ma première réflexion est d’argumenter… ‘Mais non, ce n’est pas vrai, tu es intelligent’, etc. Erreur ! Lorsque les émotions prennent le dessus, la partie du cerveau qui raisonne n’est pas vraiment accessible. Nous pouvons dans ce cas–là le laisser vider son sac, laisser lui de l’espace pour douter, pour s’exprimer. Après ce moment d’écoute active, nous pouvons les réconforter.

Seulement après ces quelques minutes de bienveillance, nous pouvons commencer à argumenter.

8- L’aider à prendre conscience de ses forces :

                Lorsque vous vous sentez fiers de vos enfants, dites-leur ! Leur confiance en eux nait de la confiance que vous leur accordez. Si vous avez tendance, comme moi, à ajouter une petite vanne derrière ; vous pouvez essayer avant de lui faire comprendre la sincérité de vos propos avec une main sur l’épaule ou, si vous y avez encore le droit, un câlin !

9- Proposer des jeux de rôle :

                Dans le prochain article, je vous expliquerai plus en détail ce point. Faire parler à travers un exercice une autre personne, ou un animal, de sa propre situation problématique, permet de mettre de la distance sur les difficultés.

10- Et l’aimer de manière inconditionnelle !

                J’ai hésité à vous proposer ce dernier conseil parce que vous êtes ici à lire un long article pour les aider,donc vous les aimez profondément. Néanmoins, nous sommes humains et, à moi aussi, il m’est arrivé de déployer le chantage affectif pour obtenir un peu d’obéissance. Ne nous autoflagellons pas !

                Il reste quand même beaucoup plus constructif d’être attentif à ce point : s’il vous plait, ne punissez pas votre enfant avec la suppression de vos bulles de câlins, de tendresses et d’amour inconditionnel. 

                Je vous livre une petite anecdote personnelle pour clôturer cet article ; les cordonniers sont les plus mal chaussés. J’ai deux ados à la maison, le plus jeune est un vrai geek. L’école ne le passionne pas et il n’a pas vraiment d’idée de ce qu’il veut faire plus tard et il est avec moi très provocateur. Vous pouvez vous imaginer l’angoisse de la maman en panique, imaginant son garçon tombant dans la délinquance, la maman qui pense avoir raté l’éducation de son fils ; enfin bref, je ne vais pas tout vous citer, vous savez de quoi je parle. Au détour d’un week-end de révision avec mes amis PNListes, une amie chère me donne ce petit conseil : ‘Il a peut-être juste besoin d’entendre que tu ne sais pas ce qu’il cherche en te provoquant et que tu l’aimes malgré tout ce qu’il peut te dire.’ Et bien, quelques jours après, je lui ai délivré de manière sincère ce discours, et… nos relations se sont vraiment apaisées ! (au passage, merci Stéphanie !)

Crois en toi

                Quelle astuce allez-vous tester en premier ? Dites-moi tout dans les commentaires !

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One Comment to “Découvrez les 10 astuces pour aider votre ado à augmenter sa confiance en soi!”

  1. C’est un très bon article avec des conseils très pratiques, merci ! Donner confiance en eux à nos enfants ça se travaille chaque jour… et en même temps nous ne sommes pas à leur place pour faire ce chemin. Mais en montrant l’exemple comme vous dites et en les laissant grandir, c’est aussi notre rôle de parents 😉

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